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1.
Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC ; 2(8):A131, 2022.
Article in English | PubMed Central | ID: covidwho-2158826

ABSTRACT

Introduction: Les effets de la pandémie COVID-19 sur la prise en charge du mélanome sont diversement appréciés selon les études;certaines montrent des formes plus agressives après le début du confinement, d'autres montrent un impact minime. Nous avons analysé l'effet de la 1re vague de la pandémie de COVID-19 sur les nouveaux cas de mélanomes diagnostiqués en France au sein du consortium RIC-Mel (Réseau pour la recherche et l'investigation clinique sur le mélanome). Matériel et méthodes: Tous les nouveaux cas de mélanomes diagnostiqués un an avant le début du 1er confinement (17/03/2019–16/03/2020) ont été comparés à ceux diagnostiqués après (11/05/2020–10/05/2021). Les critères analysés étaient l'âge au diagnostic, le sexe, l'épaisseur du mélanome (mm), la présence d'ulcération, le type de mélanome, la présence de métastase répartie en 4 stades (8e classification AJCC). Résultats: Au total, 2137 nouveaux cas de mélanomes étaient inclus sur 28 centres : 1119 avant le confinement et 1018 après. L'âge moyen (64 avant, 63 après), la répartition en tranche d'âge, le sexe-ratio (1,14 avant, 0,98 après) étaient similaires dans ces 2 périodes. En post-confinement, les mélanomes primitifs tendaient à être plus épais, étaient plus souvent ulcérés (22,3 % pré vs 25,4 % post). Les patients présentaient une maladie à un stade plus avancé après le confinement : moins de stade 0, plus de stade 2 et 3. Discussion: Notre étude montre un effet du confinement sur le stade des mélanomes au moment de leur prise en charge initiale. Comme plusieurs études l'ont montré, les stades 0 étaient moins fréquents. L'épaisseur des mélanomes invasifs n'était pas significativement augmentée contrairement aux résultats d'études de plus faibles effectifs ou monocentriques. Deux grandes études multicentriques retrouvent des résultats contradictoires : l'une européenne (4033 patients) montre un Breslow plus épais tandis que l'autre nationale (20 434 patients) ne révèle pas d'effet significatif. Contrairement à ces 2 études basées sur des registres histologiques, notre analyse est clinique, incluant l'ensemble des patients tous stades confondus. Ainsi, les stade 2 et 3 après le confinement étaient plus fréquents en accord avec la plupart des publications. En conclusion, notre étude nationale montre que la pandémie de COVID-19, à partir du 1er confinement, a eu un impact péjoratif conduisant au diagnostic de mélanome à un stade plus avancé.

2.
Annales de Dermatologie et de Vénéréologie ; 147(12, Supplement):A75, 2020.
Article in French | ScienceDirect | ID: covidwho-942779

ABSTRACT

Introduction Les patients ayant une maladie bulleuse auto-immune (MBAI) étant à risque d’infection (âge, traitement corticoïde et/ou immunosuppresseur), nous avons évalué le risque de la COVID-19 et de ses formes sévères chez les patients ayant une MBAI. Matériel et méthodes Cette étude rétrospective multicentrique (49 services de dermatologie) a inclus tous les cas connus de COVID survenus entre janvier et juin 2020 en France métropolitaine. Les cas ont été classés en certains (PCR+), probables (PCR− ou non faite, TDM pulmonaire évocateur) ou possibles (PCR et TDM négatifs ou non faits mais signes cliniques et/ou cas contacts). L’incidence cumulée des cas de COVID a été calculée à partir des cas certains et hospitalisés de patients MBAI suivis dans chaque service, puis comparée à celle dans la population générale sur la même période (données Santé Publique France) après standardisation indirecte sur l’âge et la région. L’incidence et le pronostic ont été analysés pour l’ensemble des MBAI et pour le sous-groupe ayant reçu du rituximab (RTX) dans les 9 derniers mois. Résultats Incidence : 59 cas de COVID-19 ont été recensés (âge : 73,1±16,2 ans) parmi 5180 patients suivis pour une MBAI : 29 (49 %) correspondaient à des cas certains, 8 (14 %) probables et 22 (37 %) possibles. Les MBAI étaient une PB (n=21, 36 %), une P muqueuse (PM) (PC/EBA, n=19, 32 %), un pemphigus (n=18, 31 %) et 1 P gestationnelle (n=1, 2 %). Le ratio d’incidence standardisé (RIS) était de 0,42 [IC95 % : 0,20–0,80] p=0,005 pour les PB, 1,02 [0,37–2,26], p=0,91 pour les pemphigus et de 1,18 [0,55–2,23], p=0,62 pour les PM. Parmi les 516 patients ayant reçu du RTX, on comptait 22 cas possibles probables ou certains d’infection COVID correspondant à un RI=5,37 [3,15–8,96], parmi lesquels 13 cas probables ou certains (RI=4,90 [2,43–9,40]) par rapport aux patients n’ayant pas reçu de RTX, et un RI de formes certaines et hospitalisées de 3,62 [1,29–8,85]. Pronostic 30 cas (51 %) ont été hospitalisés pour COVID et 15 (25 %) sont décédés (RR=1,63 [0,83–2,55] p=0,13 par rapport à la population générale ajustée à l’âge et à la région. Un patient MBAI avait 3,4 [2,2–5,1] fois plus de risque de décéder sur la période épidémique s’il contractait la COVID que s’il ne la contractait pas. L’âge moyen des patients ayant une forme sévère (hospitalisation ou décès) de COVID était plus élevé que celui de ceux ayant une forme non sévère (77,9±11,2 vs 65,0±19,3, p=0,006). Les RR de forme sévère des PM/pemphigus avec COVID probable ou certaine traités par RTX (âge moyen 68,8±14,9) étaient respectivement de 0,77 [0,45–1,33] p=0,33 et de 0,51 [0,08–2,56] p=0,40 par rapport aux PM/pemphigus avec COVID non traités par RTX (âge moyen 76,7±9,1). Discussion La COVID entraîne une forte surmortalité chez les patients MBAI. L’incidence semble particulièrement élevée parmi les patients ayant reçu du RTX, sans que l’on puisse conclure à une plus grande sévérité de la COVID-19 chez ces patients.

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