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1.
Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC ; 2(8):A251, 2022.
Article in English | PubMed Central | ID: covidwho-2158841

ABSTRACT

Introduction: Lors de la première vague de COVID-19, un nombre inhabituel d'engelures a été rapporté, suggérant un lien avec l'infection émergente. Les objectifs étaient de décrire les caractéristiques des patients ayant eu des engelures pendant la première année de la pandémie, d'estimer la prévalence du COVID-19 dans cette population par sérologie ou RT-PCR et d'identifier les spécificités des patients ayant présenté le COVID-19 et des engelures. Matériel et méthodes: Étude observationnelle rétrospective des patients ayant présentés des engelures au sein du bassin de population du CHU Grenoble-Alpes entre janvier 2020 et février 2021. Les patients ayant eu un COVID-19 et des engelures (RT-PCR ou sérologie positive) étaient comparés aux patients sans infection connue. Résultats: Les 63 patients avaient âge médian 25 ans [9–79 ans], avec 61 % de femmes. Une exposition au froid, un antécédent d'engelure ou de syndrome de Raynaud étaient observés dans 12, 16 et 11 % des cas respectivement. Au moins un symptôme évocateur de COVID-19 était présent chez 43 % des patients. La prévalence du COVID-19 dans la population testée était de 11 %. Il n'existait pas de différence significative entre les patients avec ou sans infection par le SARS-CoV-2. Discussion: Les engelures observées avaient une présentation distincte des engelures décrites avant la pandémie (patients plus jeunes, prédominance féminine moins importante, exposition au froid, antécédents d'engelures et de syndrome Raynaud moins fréquents). Cependant, la faible prévalence du COVID-19 dans la population (confirmée par tests biologiques) ne permettait pas de préciser le rôle du SARS-CoV-2 dans la survenue de ces engelures.

2.
Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC ; 2(8):A131, 2022.
Article in English | PubMed Central | ID: covidwho-2158826

ABSTRACT

Introduction: Les effets de la pandémie COVID-19 sur la prise en charge du mélanome sont diversement appréciés selon les études;certaines montrent des formes plus agressives après le début du confinement, d'autres montrent un impact minime. Nous avons analysé l'effet de la 1re vague de la pandémie de COVID-19 sur les nouveaux cas de mélanomes diagnostiqués en France au sein du consortium RIC-Mel (Réseau pour la recherche et l'investigation clinique sur le mélanome). Matériel et méthodes: Tous les nouveaux cas de mélanomes diagnostiqués un an avant le début du 1er confinement (17/03/2019–16/03/2020) ont été comparés à ceux diagnostiqués après (11/05/2020–10/05/2021). Les critères analysés étaient l'âge au diagnostic, le sexe, l'épaisseur du mélanome (mm), la présence d'ulcération, le type de mélanome, la présence de métastase répartie en 4 stades (8e classification AJCC). Résultats: Au total, 2137 nouveaux cas de mélanomes étaient inclus sur 28 centres : 1119 avant le confinement et 1018 après. L'âge moyen (64 avant, 63 après), la répartition en tranche d'âge, le sexe-ratio (1,14 avant, 0,98 après) étaient similaires dans ces 2 périodes. En post-confinement, les mélanomes primitifs tendaient à être plus épais, étaient plus souvent ulcérés (22,3 % pré vs 25,4 % post). Les patients présentaient une maladie à un stade plus avancé après le confinement : moins de stade 0, plus de stade 2 et 3. Discussion: Notre étude montre un effet du confinement sur le stade des mélanomes au moment de leur prise en charge initiale. Comme plusieurs études l'ont montré, les stades 0 étaient moins fréquents. L'épaisseur des mélanomes invasifs n'était pas significativement augmentée contrairement aux résultats d'études de plus faibles effectifs ou monocentriques. Deux grandes études multicentriques retrouvent des résultats contradictoires : l'une européenne (4033 patients) montre un Breslow plus épais tandis que l'autre nationale (20 434 patients) ne révèle pas d'effet significatif. Contrairement à ces 2 études basées sur des registres histologiques, notre analyse est clinique, incluant l'ensemble des patients tous stades confondus. Ainsi, les stade 2 et 3 après le confinement étaient plus fréquents en accord avec la plupart des publications. En conclusion, notre étude nationale montre que la pandémie de COVID-19, à partir du 1er confinement, a eu un impact péjoratif conduisant au diagnostic de mélanome à un stade plus avancé.

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